
Les parasites gastro-intestinaux (strongles, ascaris, ténias) sont un défi permanent pour les propriétaires de chevaux. Le vermifuge systématique a longtemps été la norme — mais il favorise l'apparition de résistances. La rotation des pâtures est une alternative écologique et économique.
Comprendre le cycle. Les parasites sont excrétés dans les crottins, évoluent sur le sol, puis sont réingérés par le cheval en broutant. Leur développement dépend de la température et de l'humidité : actifs au printemps et à l'automne, ralentis en été sec et en hiver froid.
Le principe de la rotation. Diviser ses pâtures en parcelles et y faire pâturer les chevaux par cycle court (3 à 7 jours), puis laisser la parcelle au repos assez longtemps pour que les larves meurent — généralement 3 mois en saison favorable, 6 mois en hiver.
Ramasser les crottins. C'est l'action la plus efficace. En retirant les crottins au moins deux fois par semaine, on interrompt le cycle parasitaire avant que les larves ne migrent sur l'herbe. Cela réduit jusqu'à 80% la charge parasitaire d'une pâture.
Alterner les espèces. Faire pâturer des bovins ou des ovins après les chevaux est redoutable : les parasites du cheval ne se développent pas chez les autres espèces, qui « nettoient » la pâture en ingérant les larves. Cette pratique mixte est courante dans les élevages sérieux.
Suivre par coproscopie. Plutôt que de vermifuger à l'aveugle, réalisez des analyses de crottins (coproscopies) 2 à 4 fois par an. Elles identifient les chevaux excréteurs et les parasites en cause. On ne traite que ceux qui en ont vraiment besoin — préservant l'efficacité des molécules.
En combinant rotation, ramassage, alternance d'espèces et analyses ciblées, vous réduisez fortement la dépendance aux vermifuges. Votre cheval, votre pâture et votre porte-monnaie y gagnent.
Questions fréquentes
Comment réduire la charge parasitaire d'une pâture sans vermifuge systématique ?
En ramassant les crottins au moins deux fois par semaine (jusqu'à -80% de charge parasitaire), en pratiquant la rotation des parcelles et en alternant avec des bovins ou ovins.
À quelle fréquence faire une coproscopie chez le cheval ?
2 à 4 fois par an, afin d'identifier les chevaux réellement excréteurs et de ne traiter que ceux qui en ont besoin, préservant l'efficacité des vermifuges.
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